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Controverses sur le breton - le « bien parler » BRETON !
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Controverses sur le breton - le « bien parler » BRETON !
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 La principale controverse concerne le « bien parler » : pour certains, le breton a fait l'objet d'une récupération de la part de mouvements politiques qui auraient créé une langue artificielle coupée du breton traditionnel et qui entre en concurrence avec lui. Les détracteurs appellent cette langue le « breton chimique » ou le « néo-breton ». On trouvera ici quelques-uns de leurs arguments.
Puis on évoquera la controverse autour de la politique linguicide de la France. Coexistence de « deux langues bretonnes »
Certains opposent deux langues bretonnes : la langue bretonne « traditionnelle », celle que parlent les locuteurs natifs, et le « néo-breton », langue des militants et des apprenants.

Ils estiment que le breton « traditionnel » est très éloigné du français dans sa syntaxe et son expression, mais emprunte naturellement nombre de mots au français, cette langue étant la seule langue de voisinage immédiat. Ils reprochent au « néo-breton », la langue parlée par la majorité des militants du mouvement breton et par les apprenants, de refuser tout emprunt visible au français, et de privilégier des mots bâtis sur des racines celtiques inusitées. Ce purisme linguistique ne se justifie pas d'après eux, car l'emprunt au français est très ancien, voir le Catholicon). Ils reprochent également au « néo-breton » d'être quasiment le seul breton enseigné et de monopoliser les moyens disponibles pour la diffusion du breton.

En opposition, d'autres affirment qu'il n'existe pas deux ou trois langues bretonnes, mais plusieurs variétés de langue, en breton comme en français ou en anglais. Ils relèvent que le breton a eu un vocabulaire très riche dans une Bretagne monolingue bretonnante, mais qu'il va en s'appauvrissant surtout depuis les années 1950. Ils reprochent aux tenants de la langue traditionnelle de vouloir valoriser les différences linguistiques (même les plus légères), basées sur le parler cantonnal, horizon difficilement compatible avec le mode de vie du XXIe siècle qui ne peut avoir guère d'intérêt pour la jeunesse bretonne. Cette différence, exacerbée par ceux qui s'opposent à l'enseignement et à la diffusion du breton, comme ils brandissaient hier les différences dialectales pour s'opposer à l'enseignement du breton (surtout avant le vote de la loi de 1951) simplifie également la réalité : les meilleurs bretonnants sont forcément toujours de bons connaisseurs de la langue populaire.

Ils affirment que les tenants d'un breton dit « populaire », qui serait le plus dialectal et localisé possible, ne peuvent enseigner ni écrire cette « variété de langue », quand ils le parlent. C'est cette impuissance, et cette frustration, qui semble être l'un des aliments de la « controverse ». Pour eux, il est évident que l'on enseigne un breton « écrit standard » dans les écoles (comme on enseigne un français ou un anglais standard dans les écoles de métropoles ou de l'étranger) et qu'il est normal d'imprimer des livres dans une langue d'un niveau soutenu quand on veut faire de la littérature ou du journalisme.

Il est donc logique que la forme du breton « standard » soit à peu près la seule enseignée, écrite, imprimée, comme le français standard l'est dans la presse française. Sur les ondes des radios ou à la télévision les gens s'expriment naturellement, comme ils veulent, et les différences entre locuteurs sont surtout individualisées. Mais untel parle toujours mieux s'il a une bonne connaissance du breton traditionnel. Ceci dit, un bon accent traditionnel peut cacher un vocabulaire pauvre et une syntaxe boiteuse, tout comme une bonne syntaxe peut accompagner un accent qui n'a rien de breton. Toutes ces différences sont normales, elles existent peu ou prou dans toutes les langues.

Le principale reproche qu'ils font à cette controverse est d'alimenter le combat des opposants (avoués ou non) à l'enseignement du breton, et la volonté délibérée de diaboliser les défenseurs du breton « militants », « nationalistes », « communautaristes ».

« Au nom du dogme républicain de l'uniformité (France une et indivisible)et d'UNION SACRÉE (dans l'intérêt supérieur de la nation) contre le communautarisme et le terrorisme (le breton forcément terroriste), la jeunesse bretonne est priée de laisser sa langue crever selon le projet républicainement conforme concocté pour elle par l'État paternaliste. »
Plutôt que de nourrir indéfiniment les controverses qui incitent les bretonnants à s'entredéchirer, ils préconisent d'unir les forces à améliorer le niveau général de la langue. Cela ferait taire ceux qui ne voient dans ces querelles qu'un bon moyen de diviser les défenseurs du breton et permettrait de faire échec à la politique linguistique qui œuvre à la disparition du breton.

Les militants de la langue estiment, en la parlant, l'enseignant, l'écrivant et la diffusant, qu'ils combattent efficacement cette politique. Ils évitent les controverses stériles qui ne plaisent qu'aux ennemis de la culture bretonne.



 
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