Magazine Culturel Breton      


Impressionnisme, peinture fugitive, mobilité des phénomènes
(8 votes, average 3.88 out of 5)
Peinture - Encyclopédie peinture
L'impressionnisme est une école picturale française qui se manifesta notamment, de 1874 à 1886, par huit expositions publiques à Paris et qui marqua la rupture de l'art moderne avec l'académisme.
Tendance générale, en art, à noter les impressions fugitives, la mobilité des phénomènes plutôt que l'aspect stable et conceptuel des choses.
Les peintres impressionnistes, qui se veulent des réalistes, choisissent leurs sujets dans la vie contemporaine, dans un quotidien librement interprété selon la vision personnelle de chacun d'eux.

Travaillant « sur le motif », comme souvent les peintres de Barbizon, comme certains paysagistes anglais, comme Boudin ou Jongkind, ils poussent très loin l'étude du plein air, font de la lumière l'élément essentiel et mouvant de leur peinture, écartant les teintes sombres pour utiliser des couleurs pures que fait papilloter une touche très divisée.


Peintres d'une nature changeante, d'une vie heureuse saisie dans la particularité de l'instant, ils sont indifférents à la recherche, chère aux classiques (et dévoyée par les académistes), d'un beau idéal et d'une essence éternelle des choses.

Si Manet joue un rôle important dans la genèse de cette nouvelle peinture, les impressionnistes au sens strict sont Monet (dont la toile Impression, soleil levant, exposée en 1874, donne à un critique l'occasion de forger, péjorativement, le nom qui va devenir celui de l'école) ainsi que Pissarro et Sisley, qu'accompagnent d'autres artistes dont les personnalités respectives évolueront de façon nettement distincte : Auguste Renoir, Paul Cézanne, Edgar Degas, Berthe Morisot, Guillaumin, Cassatt, etc.


L'impressionnisme est un point de départ pour Georges Seurat et Paul Signac, maîtres du néo-impressionnisme, pour Paul Gauguin, Henri de Toulouse-Lautrec, Vincent Van Gogh ainsi que pour de nombreux « postimpressionnistes », en France et à l'étranger.

Le terme gagne la critique musicale (1887), qualifiant les œuvres de Claude Debussy et, plus généralement, celles de tous les compositeurs préoccupés par la perception subjective des couleurs sonores et des rythmes : Ravel, Dukas, Satie, Roussel, etc.

Les musiciens impressionnistes mirent à l'honneur la liberté de la forme, de la phrase et du langage harmonique.


L'impressionnisme se singularise par le fait que l'on peut parler de l'œuvre sans avoir besoin de références extérieures, à la différence de l'art antique qui est basé sur la mythologie, et de l'art roman destiné à diffuser une idéologie.

Citons en exemple le tableau Olympia de Manet qui explore un thème traditionnel mais de manière choquante pour cette période : Vénus est représentée en demi-mondaine de l'époque et le peintre travaille uniquement la peinture (Couleurs). Cet « amimétisme » (vision non réaliste) fera sa naissance avec l'art moderne.
Hits
Rétrolien(0)
Commentaires (0)Add Comment
Ecrivez un commentaire
 
 
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur
 

security image
Entrez les caractères affichés


busy
 

Actuellement sur ArtOuest

Nous avons 267 invités en ligne
Annonces de Locations de Vacances en BretagneGuide du Tourisme en Bretagne
Copyright © 1999 - 2017 ArtOuest. Site Web Breton par les Editions BonjourChezVous 
Guides Bretagne : Annuaire | Location Vacances | Tourisme   Portail de la culture par le ministere de la culture et de la communication   RSS 2.0