Magazine Culturel Breton      


Les Vieilles Charrues sont Une association éco-citoyenne
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Patrimoine - Festival culturel

Au delà du rayonnement culturel et du regard neuf porté sur le Centre Ouest Bretagne (C.O.B.), le festival a contribué à la renaissance économique de
son territoire. Une économie voulue dès le départ durable et solidaire, basée sur la mobilisation et la mise en synergie de toutes les forces vives du pays.
Aujourd’hui reconnu pour son action et ses compétences en la matière, le festival a finalement toujours fait du développement durable, parfois sans même le savoir !

Les Vieilles Charrues sont une manne pour l’économie locale. Aujourd’hui on appellerait ça travailler en « circuit court ». Au départ, ça tombait juste sous le sens ! 80 % de ses fournisseurs, du boulanger au vendeur de cordes pour guitares, sont basés dans la région et plus précisément, pour un quart, en Centre Bretagne. L’implication de professions, que l’on n’imaginerait pas à première vue directement concernées par l’événement, est également très
forte. Ainsi les agriculteurs sont largement sollicités, avant (location de champs pour les parkings et les campings), après (aide au ramassage des déchets, remise en état des terres) et même pendant (distribution d’un verre de lait offert aux campeurs à leur réveil : 3000 litres en tout !).


Synergie

Le CAT met sa blanchisserie au service de l’événement. Les élèves de l’IME (Institut Médical-Éducatif) donnent depuis des années un coup de main sur la
création des décors. Cette année, en plus, ils se sont impliqués dans la fabrication de toilettes sèches. Ce système de sanitaires s’avère à l’usage bien plus adapté à une confi guration festival, plus fréquentables au bout de 3 jours que leurs cousins chimiques. Enfin, les futurs électriciens de la section sciences et technologies industrielles du lycée de Carhaix se sont eux investis dans la fabrication d’armoires électriques, visant à rationaliser les consommations d’énergie.


Environnement

Tri sélectif, économies d’eau et d’énergies sont d’ailleurs devenus des priorités. Coté artistes comme spectateurs, tous les espaces sont concernés par le tri sélectif. Il faut dire qu’un festival de cette taille, ça en produit des déchets :145 tonnes l’an passé ! Grâce au tri, le verre, les encombrants, les métaux et les gobelets sont recyclés. Mais tout commence dès la liste des courses par une réflexion en amont sur le type de déchets que chaque achat va générer.
En matière d’énergie, l’effort du festival porte sur deux axes : la maîtrise de la consommation et la sensibilisation des festivaliers. Compteurs spécifiques posés pour affiner les analyses des consommations d’eau et d’électricité, doublés d’une étude pour identifier les débits inutiles ont permis de détecter les points faibles et d’y remédier.


Déplacements

Une majorité de festivaliers viennent en voiture, mais d’après les sondages, elles sont bien remplies ! Du covoiturage de fait, renforcé par une vraie politique incitative développée grâce à Internet. Le festival a également monté en partenariat avec la Région, Ter Bretagne et le réseau de bus du département du Finistère (Effi a Voyageurs) deux belles offres du côté des transports en commun. Des billets à tarif unique (10 € A/R au départ de n’importe quelle gare bretonne, avec en prime la mise en circulation de trains supplémentaires à destination de Carhaix) et des aller/retour en bus à 1,50 € au départ de 25 villes du Finistère.


Une vigilance permanente


Ce qui n’était que bon sens est devenu au fil du temps, une volonté de tous les instants ! Durant le festival, l’implication de l’association se traduit également par la mise à disposition de stands engagés, de la défense de la langue bretonne à l’avenir du territoire (Soutien à l’hôpital de Carhaix, Charte des Festival de Bretagne…) en passant par l’environnement ou les droits de l’homme, à l’échelle internationale.
Même les supports de communication sont imprimés sur papier éco-labellisés, avec des encres non toxiques !
Cette démarche de longue haleine, aussi sincère qu’efficace, s’est muée peu à peu en savoir faire reconnu, au point que Maryline Chasles, pionnière sur le sujet au sein des Vieilles Charrues vient d’être nommée « chargée de mission agenda 21 », un poste mutualisé entre six grands festivals bretons…
La reconnaissance à l’échelle régionale d’actions concrètes et exemplaires !

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