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Festival Lyrique en Mer sur Belle ile en Mer
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Musique - Musique classique

C’est dans le décor magique de Belle-Ile-en-Mer en Bretagne que, depuis 1998, le Festival présente des opéras et des concerts.

Le cadre historique de la Citadelle Vauban accueille depuis plus de 12 ans les représentations d'oeuvres comme Don Giovanni, Le Château de Barbe Bleue, les Contes d’Hoffmann, Madame Butterfly, Carmen, Falstaff, Don Pasquale, la Flûte Enchantée, La Bohème, le Barbier de Seville et Tosca, présentant au public des artistes lyriques internationaux issus de théâtres prestigieux comme le Metropolitan Opera de New York, le Lyric Opera de Chicago, l’Opéra National de Paris, La Scala de Milan et le Covent Garden de Londres.


Notre saison 2010 s’étendra du 23 Juillet au 20 Août . La Citadelle Vauban accueillera deux opéras, Cosi fan tutte de Mozart et Rigoletto de Verdi tandis que le choeur de Belle Ile interprétera le Requiem de Fauré dans les quatre églises de l’ile.

Pour nos amis du continent , Lyrique en Mer affrète des bateaux pour les opéras avec un départ en après-midi de Port Navalo, La Trinité ou Quiberon et un retour après le concert au port de départ vers minuit et demi.

 

Richard Cowan, Fondateur du Festival

Comment avez-vous découvert Belle-Ile en Mer ?

Je chantais dans Barbe Bleue à Berlin, et j'avais quelques jours de repos entre deux représentations. J'ai décidé de voyager un peu : je suis donc rentré à Paris, où j'avais un pied-à-terre à l'époque, et il faisait froid, le ciel était gris. J'ai appelé ma sœur aux Etats-Unis et elle m'a conseillé d'aller visiter un coin que je n'avais jamais vu pour me changer les idées ; sortir des grandes villes, laisser derrière moi ce temps maussade d'un début de mois d'avril. Elle m'a suggéré la Bretagne car elle avait fait un échange culturel à Sarzeau lorsqu'elle était étudiante.
J'ai pris quelques guides touristiques, quitté mon appartement, pris le métro et me suis rendu à la Gare Montparnasse, où j'ai acheté un ticket pour Quimper. En route, j'ai lu quelques pages sur Belle-Ile et l'un de mes guides disait : " si vous n'êtes pas loin, ne ratez pas Belle-Ile ! ". Alors je suis descendu à Auray, j'ai téléphoné pour trouver une chambre d'hôtel (je vois toujours la cabine téléphonique à la Gare d'Auray quand j'y passe…) et j'en ai réservé une à l'Hôtel de Bretagne. De là, on m'a expliqué comment prendre le bus, puis le bateau.
Mon premier regard sur le port de Le Palais a vraiment été incroyable. Le soleil couchant, les couleurs changeantes et le port… Il fait partie de mes plus beaux souvenirs de l'île.
Ce soir là, j'ai loué un vélo et le lendemain, je suis parti à la découverte de l'endroit…
Je suis immédiatement tombé amoureux de Belle-Ile en Mer !

Pourquoi avez-vous choisi de créer ce festival ?

Parce que c'est quelque chose que je souhaitais faire depuis longtemps, mais je n'avais jamais trouvé l'endroit idéal, auparavant. A Paris, à New York, un petit Festival comme le nôtre aurait été avalé en deux bouchées par les théâtres de plus grande envergure… Il n'aurait pas eu la particularité qu'il a à Belle-Ile.
Belle-Ile en Mer a une beauté naturelle : ses visiteurs sont attirés par ce petit coin du monde pour sa lumière, sa nature sauvage, ses falaises et ses plages… Elle a toujours eu cet aspect unique…
De plus, le soir, nous sommes tous " prisonniers " de l'île !
La Citadelle Vauban semblait être le lieu idéal pour créer un cadre au Festival : imposante et pourtant pleine de charme. L'un de mes amis m'a aidé à rencontrer Madame Larquetoux ; quand je suis arrivé à l'Arsenal, elle s'est dirigée vers moi et m'a annoncé : " Vous dîtes que vous êtes chanteur, alors chantez ! ". J'ai interprété, anxieux, un extrait de Scarpia dans la Tosca puis elle a dit : " D'accord. Dites m'en un peu plus sur votre idée de Gala d'Opéra… " Et le Festival est né !
J'ai découvert qu'il y avait de nombreux locaux ainsi que des touristes et des résidents secondaires qui étaient intéressés par des opéras de qualité. Le premier été, on nous avait dit de prévoir une cinquantaine de personnes pour la soirée d'Opéra, et le 14 Août 1998, nous avions plus de 600 spectateurs, et quelques empoignades pour obtenir les meilleures places !
Aujourd'hui, nous limitons nos soirées à 450 spectateurs…

Quelles sont les raisons du succès du Festival ?

L'opéra est un art vraiment coûteux, voire le plus coûteux de tous les spectacles vivants. Pour monter un opéra, il faut engager des chanteurs et des musiciens, trouver une salle, construire un décor, etc. Lorsque l'on vend un billet pour une soirée, on ne récupère jamais la valeur réelle de la place. Et même quand on rajoute une soirée de représentation, les pertes sont là. Heureusement, nous avons de nombreux sponsors, publics ou privés, qui nous aident à monter ce projet chaque année.
Il y a plusieurs raisons au fait que nous existions toujours ; la plus importante d'entre elles est sans doute la dévotion de ceux qui nous aident, de ces personnes qui partagent la même vision du Festival et de ce qu'il pourra devenir un jour.
De plus, nous attachons énormément d'importance à la qualité de nos spectacles : nous avons d'excellents chanteurs, musiciens, chefs d'orchestre et une équipe artistique soudée. Nous avons également un chœur qui consacre 8 mois de l'année à l'apprentissage d'une œuvre pour l'été… Enfin, nous avons la chance d'être entourés d'une petite équipe organisatrice et logistique efficace : ils savent ce qu'on attend d'eux et travaillent dans l'ombre sans faire de vagues.
Si notre produit était médiocre, je doute que nos fidèles seraient restés intéressés, même si nous avions communiqué massivement sur l'événement. En fait, nous ne faisons quasiment aucune démarche de marketing : c'est par la qualité de nos interprètes que nous parvenons à nous faire connaître.
Il faut également prendre en compte le côté social de la chose : le Festival permet au Bellilois et aux Touristes de se rencontrer et de partager une expérience commune. C'est la communion d'un groupe dans la pénombre de la salle : apprécier une belle voix, être ému par un aria de Mozart ou encore partager ses impressions à l'entracte avec ses voisins et ses amis.
Je suis enchanté que le Festival permette aux spectateurs de visiter régulièrement la Citadelle Vauban ; qu'ils assistent à des concerts dans ce bâtiment vieux de 340 ans ; qu'ils aient l'occasion de saluer ou de glisser un mot à Madame Larquetoux ; qu'ils aident à faire vibrer cette ancienne Forteresse Militaire…
Enfin, c'est un grand plaisir d'avoir cette sensation de faire quelque chose pour la première fois, d'être des pionniers… Car personne n'avait produit la Flûte Enchantée à Belle-Ile auparavant, par exemple.
C'est une immense satisfaction pour nous tous et je suis sûr que le public en est conscient…

Interview réalisée par Sophie Lagane - Mai 2004
 
 Découvrez ce magnifique festival sur le site officiel : http://www.belle-ile.net/

 

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